1. Le Régiment royal de l’Artillerie canadienne est autorisé à utiliser divers fanions, drapeaux et insignes..
2. Le présent chapitre décrit l’utilisation de ces articles et les personnes qui en sont autorisées.
3. D’autres copies des insignes indiqués dans les présentes se trouvent au QGR ARC.
1. En Grande-Bretagne, la marque de fonderie était, à l’origine, gravée sur les canons, indiquant ainsi le nom de la fonderie privée qui les avait fabriqués. Les Français quant à eux gravaient habituellement les armoiries du monarque régnant sur leurs canons. Comme la fabrique royale d’armements (Royal Ordnance Factory), dont la marque était le Chiffre royal, a été chargée de fabriquer la plupart des pièces d’artillerie de la Grande-Bretagne, il est devenu l’usage de graver le Chiffre royal sur tous les canons.
2. Lorsque la reine Victoria confère, en 1893, le titre « royal » à l’Artillerie canadienne, cette dernière a le droit de graver sur le matériel d’artillerie le Chiffre impérial VRI surmonté de la Couronne royale. Aujourd’hui, pour perpétuer cet honneur, le Chiffre royal du monarque régnant est gravé sur chaque pièce d’artillerie (voir la figure 1 ci-après).
3. Les directives régissant l’utilisation du Chiffre royal sont énoncées dans 1’ITFC (Instruction technique des Forces canadiennes) C-71-010-021/MN-000.
1. Avant 1832, les armoiries l’Artillerie ou le Chiffre royal figurent sur les boutons et les insignes des membres de l’Artillerie royale. Les armoiries de l’Artillerie ont en leur centre trois canons et trois boulets de canon. Le Chiffre royal est représenté par la jarretière et par la devise surmontées d’une couronne renfermant le monogramme du monarque ou encore uniquement par le monogramme surmonté d’une couronne.
2. En 1832, un ordre du roi Guillaume IV confère au Régiment royal de l’Artillerie canadienne le droit de porter un insigne sur lequel sont gravés les Armoiries royales avec leurs supports et tenants, de même que les devises « Ubique » et « Quo fas et gloria ducunt » ainsi qu’un canon. L’accomplissement complet de l’Écusson de l’artilleur vient alors de prendre forme. Les uniformes plus flamboyants de cette époque permettent de mettre en évidence cet imposant insigne. Au cours des cent ans qui suivent, on le voit sur les étoiles de shakos, les plaques des casques et des baudriers, les sabretaches, les porte-cartouchières en bandoulière et les porte plumets des colbacks.
3. Les artilleurs canadiens adoptent 1’« Accomplissement complet de l’Écusson » tel quel et, partir de 1855, il est utilisé comme plaque de casque et sur les sabretaches et les porte-cartouchières en bandoulière. Le mot « Canada » remplace la devise « Ubique ».
4. Les armoiries du Régiment royal sont à l’origine des insignes de grade portés traditionnellement par les adjudants-chefs et les maîtres-canonniers. Les Armoiries royales sont d’abord utilisées sur le brassard de tous les adjudants de la première classe en 1915. Depuis 1945, on utilise les armoiries du Canada et elles sont encore portées de nos jours par les adjudants-chefs. Le canon fait partie de l’insigne de tous les maîtres-canonniers depuis 1864. De 1915 à 1945, les Armoiries royales sont portées au-dessus du canon. Au Canada, depuis 1945, l’insigne du canon seul (pointant toujours vers l’avant) est l’insigne des maîtres-canonniers.
5. Le Directeur du Cérémonial a autorisé l’usage de l’« Accomplissement complet de l’Écusson » le 29 juin 1988, pour des cérémonies spéciales comme les remises de récompenses ou des certificats
1. Lorsqu’on simplifie les uniformes afin de s’adapter aux exigences de la guerre moderne, il devient évident que l’« Accomplissement complet de l’Écusson » est trop grand. Dès l’introduction du képi à visière en 1907, on commence à adopter des versions simplifiées de l’« Accomplissement complet de l’Écusson » pour usage courant. En 1926, le mot « Canada » est remplacé par la devise « Ubique » sur l’insigne de l’ARC.
2. On peut voir l’insigne du Régiment royal de l’Artillerie canadienne à la figure 3. L’écusson de l’ARC sert à la fois d’insigne de coiffure et d’emblème. La forme et la couleur de l’écusson sont approuvées par le Colonel commandant le 22 février 1961.
3. L’écusson de la RCHA est représenté à la figure 4. Cet insigne ne doit servir d’emblème qu’aux unités et associations de la RCHA. L’insigne de la RCHA tire son origine de l’Ordre de la Jarretière qui remonte à 1348. La devise de l’Ordre de la Jarretière, « Honi soit qui mal y pense », ne doit pas être considérée comme la devise de l’artillerie. La couleur de fond, y compris le centre de la forme et la couleur de l’écusson de la RCHA, sont approuvées par le Colonel commandant le 22 février 1961. Cet écusson peut figurer sur les drapeaux, les plaques, la papeterie, l’argenterie et les décalques des unités de la RCHA. Lorsqu’il est utilisé en même temps que l’insigne de l’ARC, l’écusson de la RCHA a préséance.

Figure 3 - L’insigne de l’ARC Figure 4 - L’écusson de la RCHA
4. Utilisation des insignes de l’ARC et de la RCHA
a. Ces insignes ne peuvent paraître que sur la correspondance officielle du Directeur de l’Artillerie, du Colonel commandant, du commandant de la maison régimentaire, du QGR ARC, des autres QG de l’ARC et des commandants des unités de l’ARC/RCHA et des sous-unités indépendantes. Ils peuvent paraître sur la correspondance privée et sur les produits vendus par les magasins de fourniment des unités, à la condition que leur présentation soit de bon goût;
b. le SMR ARC établira au nom du directeur une politique régissant l’utilisation des insignes et veillera à ce que les unités la respectent;
c. les unités ne doivent utiliser que les graphiques des insignes provenant du QGR ARC. Les deux modèles ont été établis d’après les originaux reproduits dans « The Journal of the Royal Artillery », volume LXXVII, no 1, janvier 1950, et préparés par le Collège des hérauts en 1949.
1. À l’instar de Sainte Barbe, la grenade fait partie de l’héritage commun de tous ceux qui travaillent avec les explosifs et les pièces pyrotechniques – artilleurs, sapeurs, grenadiers et fusiliers. Le terme grenade est tiré de l’ancien français « pomme grenate » qui désignait le fruit du grenadier. Dans les armoiries, la grenade prend la forme d’une flamme projetée d’une sphère. Le rapport avec la pommegrenate est rappelé par l’appendice en forme d’orifice d’où jaillit la flamme.
2. La grenade est d’abord portée par les artilleurs aux environs de 1855, à la fois comme insigne de col et comme insigne de coiffure sur le calot de couleur. Il s’agit de la grenade universelle (figure 5) qui est aussi portée par les sapeurs et par plusieurs régiments de fusiliers. En 1907, on adopte une grenade modifiée, représentant une flamme plus stylisée et le mot « Canada » inscrit sur un listel placé en dessous. À cette époque, il est d’usage de représenter la grenade de l’Artillerie avec sept flammes. Les sapeurs adoptent une grenade semblable comptant toutefois neuf flammes. Les fusiliers continuent d’utiliser la grenade universelle, à quelques variations près.
3. Lors de l’adoption par le Régiment royal de l’Artillerie canadienne de la devise « Ubique » en 1926, celle-ci remplace le mot « Canada » sur le listel en dessous de la grenade (figure 6). Même si ses dimensions et la matière dont elle est fabriquée ont quelque peu changé, la grenade orne encore de nos jours le col des membres du Régiment royal de l’Artillerie canadienne.

1. Selon la tradition, les canons du Régiment royal de l’Artillerie canadienne lui font office de drapeau. Au même titre que les guidons ou les drapeaux des régiments blindés et de l’infanterie, ils reflètent la fierté et l’identité du régiment.
2. L’utilisation des canons pour représenter les couleurs de l’artillerie tire son origine de la coutume britannique voulant que la plus grosse pièce d’un train d’artillerie constitue « le canon du drapeau »; cette pièce avait l’honneur de porter l’équivalent de l’actuel drapeau de la Reine. L’utilisation du canon comme drapeau remonte à aussi loin que 1722. Après cette période, les canons eux-mêmes en sont venus à être considérés comme le drapeau de l’Artillerie, étant donné que les artilleurs au combat se rallient à leurs canons tout comme les régiments de cavalerie et d’infanterie se rallient à leur drapeau.
3. L’adoption des roquettes et des missiles a quelque peu modifié la nature du matériel d’artillerie. Par conséquent, le terme « canons » désigne aujourd’hui tous les systèmes d’armes de l’artillerie, à l’exception des armes portatives, utilisés pour infliger des dommages ou des pertes à l’ennemi. C’est pourquoi on rend les honneurs aux lance-roquettes et aux lance-missiles lorsque des unités ou des sous-unités d’artillerie participent à une prise d’armes, même s’ils ne portent pas l’inscription du Chiffre royal.
4. Les troupes qui défilent ne rendent pas les honneurs aux canons au cours des défilés motorisés et des autres défilés. Dans l’artillerie, il n’existe pas d’équivalent à la parade des drapeaux. Notons qu’au cours d’un défilé motorisé ou de déplacements similaires lors de parades ou cérémonies officielles, les spectateurs doivent rendre les honneurs aux canons, puisqu’ils font fonction de drapeau.
5. De nos jours, il est parfois impossible de rendre aux canons les honneurs dus au drapeau en dehors des cérémonies officielles; toutefois, il importe de les traiter avec tout le respect et les honneurs qui leur reviennent. Il est inadmissible de fumer sur les canons ou à proximité de ceux-ci, de s’asseoir ou de s’appuyer sur eux, de les décorer pour les événements mondains et de les laisser sans protection.
1. En novembre 1904, le roi Édouard VII présente des bannières à la Royal Canadian Field Artillery et à la Royal Canadian Garrison Artillery. Sa Majesté avait jugé à propos de presenter ces bannières afin de commémorer la présence sous les drapeaux des batteries C, D et E (service spécial) au cours de la guerre des Boers.
2. Le gouverneur général, Lord Minto, présente officiellement les bannières au cours d’une cérémonie sur la Colline du Parlement. Une bannière semblable est aussi présentée au Royal Canadian Regiment. Les bannières ont reçu les honneurs dus au drapeau, mais elles ne remplacent pas les canons comme drapeau du régiment.
3. L’Artillerie n’a pas fait défiler les bannières du roi Édouard VII depuis de nombreuses années. Il n’en reste qu’une seule et elle est gardée au Musée de l’ARC. Comme elle est très fragile, elle n’est désormais plus prêtée aux unités. L’École de combat de l’ARC a fait fabriquer une réplique et a obtenu en 1997 la permission du Colonel commandant de l’arborer durant ses cérémonies de dissolution. La réplique a été remise au Musée de l’ARC pour qu’il la préserve. Il est possible de l’arborer à l’occasion de défilés commémoratifs entre autres, avec la permission du Colonel commandant par l’entremise du QGR ARC. Le commandant d’une unité qui défile avec la réplique de la bannière veille à ce que cette unité accorde à la réplique les honneurs d’un guidon ou d’un drapeau. Il est de coutume que les spectateurs rendent à la bannière les honneurs dus au drapeau. La bannière ne remplace pas les canons en tant que drapeau du régiment.
1. En 1947, l’étendard de la Royal Artillery est approuvé par le colonel en chef, S.M. le roi Georges VI. En 1956, le Major-général H.O.N. Brownfield, CBE, MC, CD, alors Colonel commandant honoraire, demande l’autorisation d’adopter cet étendard pour le Régiment royal de l’Artillerie canadienne. Cette proposition est accueillie chaleureusement par le maître cannonier de St. James Park (alors le maréchal et vicomte Alenbrooke, KG, GCB, OM, GCVO, DSO) et l’autorisation est accordée volontiers. Jusqu’au 31 mai 1989, l’étendard de la Royal Artillery représentait l’étendard du Régiment royal de l’Artillerie canadienne. Cet étendard est représenté en couleurs dans les notes no 43 de l’ARC datées de 1947 et en noir et blanc dans une lettre du quartier général de l’Armée, HQ 1175-1/3 (D Artil) du 14 mai 1956, et dans la publication A-AD-200-000/AG-000, Drapeaux, pavillons, couleurs, fanions et décorations des Forces canadiennes.
2. Suite à la recommandation du Conseil de l’artillerie le 29 avril 1988, le Directeur du Cérémonial révoque l’autorité aux unités et sous-unités d’ajouter des insignes, écussons, emblèmes ou signes d’identification de formation ou d’unité sur l’étendard de l’ARC et approuve l’ajout d’une feuille d’érable dorée au centre de l’espace entre l’insigne de canon et la première diagonale blanche, ainsi que l’ajout d’une septième flamme à la grenade. Cette version de l’étendard est celle en vigueur de l’étendard du Régiment royal de l’Artillerie canadienne (figure 7).
3. L’étendard de l’Artillerie royale canadienne n’est utilisé qu’au cours des cérémonies. On ne le fait pas défiler et il est toujours hissé à un mât. Les occasions où il est déployé sont laissées à la discrétion des commandants d’artillerie, mais on le déploie surtout au cours des événements suivants :
a. la visite de membres de la famille royale;
b. les visites et les inspections effectuées par le Colonel commandant ou des officiers de l’artillerie détenant le grade de brigadier-général ou un grade supérieur;
c. la visite du directeur de l’Artillerie;
d. la visite d’officiers de l’artillerie de pays alliés de grade comparable;
e. les visites et inspections du gouverneur général et des lieutenants-gouverneurs;
f. l’anniversaire du régiment, la fête de Sainte-Barbe, la fête de l’Artillerie canadienne et la fête du Canada.
4. En ces occasions, l’étendard peut être déployé dans tous les postes de commandement d’artillerie, y compris les formations, les unités, les sous-unités et les écoles d’artillerie.
5. Le Colonel commandant peut hisser l’étendard de l’ARC à sa résidence lors d’occasions spéciales.
6. L’étendard de l’ARC est fabriqué en trois tailles et on peut se le procurer au magasin de fourniment de l’ARC :
a. Petit
(1) Dimensions. 5 1/2" sur 20"
(2) Utilisation. Sert de drapeau distinctif du Colonel commandant.
b. Moyen
(1) Dimensions. l’ sur 4’
(2) Utilisation. Défilés à l’intérieur ou monté sur petit mât.
c. Grand
(1) Dimensions. 2’ sur 8’
(2) Utilisation. Monté sur un grand mât extérieur (de 30’à 35’).
1. Le drapeau de l’Artillerie est utilisé comme drapeau de camp en garnison et en bivouac pour indiquer l’emplacement des unités d’artillerie. Il peut être déployé chaque jour, du lever au coucher du soleil, dans les postes de commandement, les camps et les bivouacs. On ne le fait pas défiler. Les règlements publiés dans l’A-AD-200-000/AG-000 (Drapeaux, pavillons, couleurs, fanions et décorations des Forces canadiennes) en régissent l’utilisation.
2. Le drapeau de l’Artillerie est divisé en deux parties, sur le plan horizontal; la partie supérieure est rouge foncé et la partie inférieure, bleu foncé. L’insigne couleur or de l’ARC constitue le centre du drapeau. Les unités de la RCHA doivent utiliser l’emblème de la RCHA en couleurs. Voir les figures 8 et 9.
3. Le drapeau de l’Artillerie a normalement six pieds de longueur sur trois pieds de largeur. Un modèle réduit (trois pieds sur deux pieds) est aussi autorisé.
4. Le magasin de fourniment de l’ARC offre les drapeaux de l’ARC et de la RCHA.
1. Les fanions de l’Artillerie peuvent être utilisés par les officiers supérieurs qui occupent des fonctions de commandant de sous-unité, d’unité ou de formation (jamais aux niveaux de SMR et SMB). Pour que tous les artilleurs et les organismes extérieurs puissent reconnaître facilement les postes de commandement au sein du Régiment royal, tous les fanions de véhicule du Régiment seront standardisés suivant l’A-AD-200-000/AG-000, Drapeaux, pavillons, couleurs, fanions et décorations des Forces canadiennes.
2. Les unités de l’ARC devront suivre les instructions ci-après pour la confection des fanions de véhicules :
a. Dimensions. Tous les fanions de véhicules doivent mesurer douze pouces de longueur sur sept pouces de largeur et avoir une manche blanche d’un pouce attachée au mât. Deux bagues d’un demi-pouce doivent être attachées à un demi-pouce du haut et du bas de la manche;
b. Couleurs. La moitié supérieure doit être rouge foncé et l’autre moitié de couleur bleu foncé. Les chiffres et lettres seront blancs et leur taille ne dépassera pas un pouce et trois quarts de hauteur, sauf lorsqu’il faut insérer des chiffres ou des lettres ou épeler un mot complet. La hauteur minimum sera de un pouce. Les fanions seront cousus à double face;
c. Langues officielles. Les termes et les abréviations employés seront dans la langue de travail de l’unité conformément à l’ITFC pertinente. Les unités bilingues peuvent utiliser la langue que détermine leur commandant;
d. Identification. Certains officiers d’état-major et commandants de régiments, d’écoles et de batteries indépendantes seront identifiés de la façon suivante :
(1) Directeur de l’Artillerie – l’Accomplissement complet de l’Écusson brodé en couleur et centré sur le fanion,
(2) Cmdt des unités de la RCHA – l’écusson de la RCHA brodé en or sur le fanion et le numéro du régiment indiqué clairement dans le canton,
(3) Cmdt des unités de l’ARC (sauf la défense aérienne) – l’insigne de l’ARC brodé en or sur le fanion et le numéro de l’unité indiqué clairement dans le canton,
(4) Cmdt des unités de défense aérienne – l’insigne arborant un tube de canon et un missile croisés superposant un éclair vertical, brodé en or sur le fanion, et le numéro de l’unité indiqué clairement dans le canton,
(5) le fanion du CAD sera conforme en couleur, en matériau et en grandeur générale. Il est formé en accord avec le fanion du Brigadier-général décrit à l’annexe A du chapitre 3 de l’A-AD-200-000/AG-000, Drapeaux, pavillons, couleurs, fanions et décorations des Forces canadiennes. On peut le décrire comme un fanion à queue de pie au bas tronqué dont le battant est coupé à la ligne centrale à une profondeur de 5 cm. Il porte une feuille d’érable dorée au centre et le numéro de division centré dans le canton,
(6) le fanion du G3 de l’Artillerie se conforme en tout lieu au modèle standard et porte une feuille d’érable dorée au centre et la combinaison alphanumérique G3 centrée dans le canton au-dessus du numéro de la division,
(7) les principes énoncés à l’alinéa 3 s’appliquent au RCAS (service aérien de la Marine royale canadienne) et les lettres « RCAS » sont fixées au battant du fanion,
(8) les batteries indépendantes doivent suivre les instructions précitées concernant les commandants d’unité et l’abréviation « Bie » ou « Bty » est fixée au battant,
(9) les commandants adjoints des régiments de la RCHA – le cheval blanc centré sur le fanion et le numéro du régiment figurant dans le canton,
(10) les commandants adjoints des unités de l’ARC – l’abréviation « 2IC » ou « Cmdt A » figurant au-dessus du numéro du régiment dans le canton,
(11) les commandants de batterie de la RCHA – le cheval de la couleur de la batterie centré sur le fanion avec la lettre correspondant à la batterie figurant dans le canton. Les couleurs des batteries sont indiquées à l’annexe A. Les commandants de batterie d’état-major ou des services – un cheval blanc et les lettres « HQ » ou « CS » au-dessus du numéro du régiment dans la moitié rouge,
(12) les commandants de batterie de tir de l’ARC – le numéro de leur batterie indiqué dans le canton. Les commandants de batterie d’état-major ou des services – les lettres « HQ » ou « CS » au-dessus du numéro du régiment dans la moitié rouge.
3. Les unités peuvent commander le fanion approprié au magasin de fourniment de l’ARC pour un coût minime. La liste permanente des fanions autorisés se trouve à l’annexe A (à noter qu’elle ne figure pas dans cette version – communiquer avec le QGR ARC pour plus de précisions).
1. Le rouge est la couleur distincte du Régiment royal. La teinte est plus foncée que l’écarlate, mais plus pâle que le rouge cerise. Le bleu a toujours été la couleur de la tunique de l’artilleur. Il est impossible d’en retracer la raison, mais il semblerait que le bleu ait été privilégié parce que le travail avec la poudre noire des canons était salissant et que seules la cavalerie et l’infanterie étaient autorisées à porter l’écarlate royale du fait qu’elles étaient au service du souverain. Comme les artilleurs étaient, à l’origine, des employés civils de divers hauts fonctionnaires du service du matériel, ils furent privés de ce privilège et c’est ainsi qu’ils adoptèrent une couleur soeur, le bleu. La promulgation des ordres de tenue devait par la suite consacrer et perpétuer cette distinction, et le bleu devint la couleur identifiée à l’artillerie.
2. La couleur rouge de l’Artillerie ne s’applique pas à la grande tenue ni à la tenue de mess. La couleur à employer est la couleur traditionnelle de l’Artillerie, l’écarlate, utilisée pour les parements, les revers, les bandes de pantalon, la flamme du colback et d’autres ornements du genre. Ces appliques écarlate reflètent les parements écarlate royale traditionnels des uniformes de l’Artillerie et n’ont rien à voir avec la couleur du Corps.
3. L’Artillerie a utilisé le rouge pour la partie supérieure et le bleu pour la partie inférieure sur ses drapeaux, ses étendards, ses guidons et ses enseignes, et partout où elle devait afficher une couleur distinctive. Les couleurs sont tirées du drapeau britannique et connues sous le nom de « rouge et bleu du Union Jack ».
4. Les renseignements concernant les couleurs et tissus approuvés pour la fabrication des drapeaux, fanions, étendards, etc. se trouvent auprès du QGR ARC.
(412 à 499 inclusivement – disponibles)