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4e Régiment d’artillerie antiaérienne, ARC

L'insignes d'ARCLe 4e Régiment antiaérien, ARC (4 RAAA) est formé pour la première fois le 27 novembre 1987 aux BFC Lahr et Baden (RFA) avec un PC, trois batteries (127e, 128e et 129e batteries d’artillerie antiaérienne) et un atelier de maintenance de deuxième ligne (4e Atelier de maintenance antiaérienne). Son effectif est de 620 militaires de tous grades. Le rôle du régiment est de fournir une défense aérienne à basse altitude à des aérodromes désignés et à un groupe-brigade au sein des Forces canadiennes Europe.

Pour accomplir cette tâche, le pièces antiaériennes Boffins et les systèmes portables de missiles antiaériens (SPDAA) Blowpipe sont mis hors service, et le régiment est équipé de deux nouveaux systèmes principaux : le système d’arme antiaérien et antichar (ADATS) d’Oerlikon Aérospatiale, le dispositif radar de conduite de tir Skyguard Oerlikon-Contraves et le canon bitube antiaérien de 35 mm Oerlikon.

Au bout de cinq ans de service, l’effectif du régiment est réduit à zéro suite à la fermeture des Forces canadiennes Europe en 1992. La grande majorité du personnel du régiment et des matériels est réinstallée à la 119e Batterie d’artillerie antiaérienne à la BFC Chatham, au Nouveau-Brunswick.

En 1994, le commandant du Commandement de la Force terrestre cerne le besoin de fournir une défense aérienne aux éléments des Forces canadiennes déployés pour répondre aux objectifs précisés dans le Livre blanc sur la défense de 1994. Le régiment est autorisé à se restructurer le 15 mars 1995, et il est rétabli à Moncton, au Nouveau-Brunswick le 21 juillet 1996.

Le régiment nouvellement restructuré est doté en personnel en amalgamant la 119e Batterie d’artillerie antiaérienne (stationnée à Gagetown depuis la fermeture de la BFC Chatham), le 210e Atelier de maintenance antiaérienne et le 32e Bataillon des services, une unité de la Première réserve. Le régiment est établi avec 224 membres de la Force régulière et 205 réservistes, au total 429 militaires de tous grades.

Le rôle du régiment depuis sa restructuration consiste à fournir, sur commande, une batterie de DAACP pour défendre un groupe-brigade déployé pour appuyer les opérations de l’ONU ou de la coalition, une batterie de DAACP pour défendre d’autres éléments déployés des FC et un centre de défense aérienne de division / centre de coordination de l’espace, en tant qu’élément d’un quartier général de la force opérationnelle interarmées en déploiement.

Le régiment est équipé, comme c’était le cas en Allemagne, de 20 ADATS, de 16 canons bitubes de 35 mm et de 8 dispositifs de conduite de tir Skyguard.

L’organisation régimentaire comprend actuellement un poste de commandement régimentaire et la 119e Batterie d’artillerie antiaérienne (-) au détachement de la BFC Moncton, la 128e Batterie d’artillerie antiaérienne, le 210e Atelier de maintenance antiaérienne, la troupe de soutien régimentaire et la troupe C, la 119 BAAA à la BFC Gagetown et le Détachement d’instruction et de liaison du 4 RAAA à la BFC Cold Lake, Alberta.

Dans le cadre du plan de réactivation, le régiment dispense de l’instruction individuelle pendant la période 1996-1997 et de l’instruction collective de 1997 à 1998. Ce programme d’instruction intensif est complété par l’Ex Perfect Kill 98 (combinaison tactique de tir réel de tous les systèmes d’armes de défense aérienne), l’Ex Prairie Ram 98 (entraînant la batterie d’artillerie antiaérienne mixte aux manœuvres de brigade) et l’Ex Marcot 1/98 (entraînant la batterie d’artillerie antiaérienne mixte à l’assaut amphibie interarmées et interalliés et à la défense des installations). Au terme de ces exercices, le régiment est déclaré prêt le 4 septembre 1998.

Les opérations et exercices majeurs menés par le régiment depuis la réactivation sont entre autres : Ex Perfect Kill 96 (Fort Bliss, Texas, mai juin 96); Op Récupération (Saint-John, N. B., janv 98), Ex Perfect Kill et Prairie Ram 98.