Défence nationale
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2nd Field Artillery Regiment, RCA

L'insignes d'ARCAu début de la période coloniale, une milice organisée existe en Nouvelle-France, mais sans artilleurs. Une force de la Couronne, recrutée localement et connue sous le nom de Compagnie Franche de la Marine, comprend un élément d’artillerie.

Une compagnie portant ce titre est édifiée en septembre 1812 comme élément des Montréal Incorporated Volunteers. Elle entre en service le 8 novembre 1813 et est dissoute le 24 novembre 1813, trois jours après la bataille de la ferme de Chrysler. Les artilleurs de Montréal ont peut-être pris part à ce combat.

Une compagnie de la Royal Montreal Artillery est créée en 1828 et sert à patrouiller la ville pendant les émeutes de novembre 1837. Tous les corps de ce type sont organisés et financés à titre privé. La 3e Batterie de campagne de Montréal est autorisée le 27 septembre 1855 et porte le nom de « Volunteer Militia Field Battery of Artillery of Montreal ». Elle existe aujourd’hui sous le nom de 7 Bie C ARC. Elle commence avec trois pièces de 6 livres et un obusier de 12 livres. Elle tire ses premières salves pour le 39e Régiment de fantassins, qui revient de Crimée en 1856.

Le bataillon de l’artillerie de Montréal est formé le 27 novembre 1856, avec six batteries, et est renommé « 2nd (Montreal) Regiment of Garrison Artillery » en 1895. L’artillerie de garnison est formée comme artillerie de forteresse stationnaire et ses rôles changeront finalement pour servir les batteries lourdes, de siège et moyennes des deux guerres mondiales.

Elle est aujourd’hui perpétuée par la 50e Bie de campagne, ARC.

Montreal ArmouryLa 3rd Montreal Field Battery est appelée le 1er juin 1866 et le 25 mai 1870, mais ne va pas au combat. La batterie ainsi que le bataillon fournissent du personnel à la « E » Battery, RCFA, qui combat en Afrique du Sud. La 21st (Westmount) Field Battery est créée en 1905 pour se joindre à la 3rd Montreal Battery dans la 6th Brigade of Field Artillery, basée à Montréal. L’artillerie Harrison est alors rebaptisée Montreal Heavy Brigade, mettant fin aux tâches de forteresse. En 1912, elle est restructurée, la 1re et la 2e batteries lourdes de Montréal recevant des pièces de 4.7 pouces et des canons à OC de 60 livres. La 3e batterie est renommée 2nd (Montreal) Siege Company. La 39th Field Battery est formée en mai 1914 pour porter le nombre des batteries de la 6e brigade à trois. Comme c’est le cas partout au pays, les organisations de la milice et de l’armée permanente sont mises de côté. Les artilleurs de Montréal se joignent à des unités comme suit :

  • La 1re Division du Canada
    • 2nd Brigade CFA (Lcol JJ Creelman)
      • 4th Battery CFA de la 3rd Montreal Battery (Maj AGL McNaughton)
      • 5th Battery CFA de la 21st Westmount Battery
      • 1st Canadian Heavy Battery issue des 1st et 2nd Montreal Heavy Batteries.

Les batteries de la 1 Cdn Div ont combattu à : NEUVE-CHAPELLE, YPRES (DEUXIÈME), SAINT-JULIEN, FESTUBERT, GIVENCHY. Toutes les batteries de Montréal ont combattu plus tard aux lieux suivants : MONT SORREL, FLERS-COURCELETTE, LA SOMME, CRÊTE DE VIMY, CÔTE 70, PASSCHENDAELE, AMIENS, ARRAS ET CANAL DU NORD.

  • La 2e Division du Canada
    • La 21st Battery CFA, recrutée à Montréal et divisée pour servir de renforts à l’arrivée au R. U.
    • La 26th Bty CFA et la 27th Bty CFA, recrutées à Montréal et rejoignant la 7th Bde CFA.
    • La 1st Canadian Siege Battery est formée à partir du Montreal Depot, élément de la 1st Canadian Heavy Battery.

La réorganisation en batteries de 4 pièces entraîne la nouvelle désignation de la 4th Bty CFA comme 7 th Bty CFA, titre qu’elle garde jusqu’à présent.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Montréal s’avère une ville d’artilleurs, fournissant neuf batteries pour le service outre-mer et quatre pour la défense territoriale. En outre, des milliers de Montréalais se joignent à ces batteries et à d’autres unités d’artillerie lorsque la guerre commence à éroder le système de renfort régional direct. De plus, comme les jeunes gens sont acceptés dans la CASF mobilisée, des milliers d’autres s’enrôlent dans la Milice ne faisant pas partie du CASG. Voici comment les artilleurs de Montréal sont répartis pour le combat :

  • 7 Bty/2 Fd Regiment RCA
    • SICILE
  • 27 Bty/ 1 ATk Regiment
    • ITALIE : San Marco, R. Biferno, R. Moro

    5 Bty/2 LAA Regiment RCA

    • Ortona, Vallée de la Liri, Monte Cassino, ligne Hitler, R. Melfa, ligne Rimini, ligne gothique
    • HOLLANDE
  • 5 Bty/5 Fd Regiment RCA
    • FRANCE et BELGIQUE : Caën, Dunquerque, canal Albert.
    • HOLLANDE : l’Escaut, ALLEMAGNE : Bataille de Rhénanie
  • 66 Bty/14 Fd Regiment RCA
    • FRANCE : jour J (premier tir à l’heure H), Caën, Boulogne
    • HOLLANDE : Harlingen, ALLEMAGNE : Bataille de Rhénanie
  • 50 Bty/4 Med Regiment RCA
    • FRANCE et BELGIQUE : Caën, Tilley-la-Campagne, Caën, Boulogne, canal Albert
    • HOLLANDE et ALLEMAGNE : bataille de Rhénanie
  • 7 Bty/5 Med Regiment RCA
    • ITALIE : Aci Trezza, Ortona, ligne Hitler, San Lorenzo, vallée du Tibre, San Fortunato, R. Savio, Ravenne.
  • 1 Bty/2 HAA Regiment RCA
    • R.-U. : Estuaire de la Tamise, Colchester. FRANCE : Boulogne, Dunquerque.
    • HOLLANDE : Middelkerke. ALLEMAGNE : Op Plunder.

Le régiment est amalgamé avec ses 50e et 83e batteries moyennes, le 51st Medium Anti-Aircraft Regiment, RCA et ses 79e, 112e et 126e batteries moyennes antiaériennes pour former, le 15 septembre 1959, le « 2nd Medium Regiment, RCA » et ses 50e et 83e batteries moyennes. Il est rebaptisé « 2nd Medium Artillery Regiment, RCA » le 12 avril 1960. Le régiment voit son effectif réduit à zéro, est laissé en dormance et transféré à l’Ordre de bataille supplémentaire le 26 février 1965. Il est réactivé, converti et renommé « 2e Régiment d’artillerie de campagne, ARC » le 1er juin 1966. Ainsi renaît le « Second » Regiment of Montreal Gunners, joignant une des premières batteries de 1855 (successeur des artilleurs « de campagne ») à la batterie dont les racines se trouvent dans l’ancienne garnison d’artillerie lourde de siège et d’artillerie moyenne. Il convient sans doute de noter que pour les artilleurs de Montréal, l’ancienneté des « légères » sur les « lourdes » n’est même pas de douze mois.

  • 2nd Field Artillery Regiment RCA