Défence nationale
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116th Independent Field Battery, RCA

RCA BadgeL’histoire des forces armées canadiennes dans le Nord-Ouest de l’Ontario remonte à la période qui précède immédiatement la « rébellion Riel » en 1885. C’est le moment où la « 3 » Company, 96th District of Algome Rifles, commandée par le Capitaine Angus Carmichael, marche sur Portage-du-rat (actuellement Kenora, Ontario). Cette unité d’infanterie est formée pour deux raisons : premièrement, fournir une présence militaire qui empêche une révolte anticipée des Autochtones appuyant Riel et deuxièmement, fournir un certain degré de soutien aux organismes d’exécution de la loi dans une ville réputée être la « Dodge City » du Canada. Les efforts de l’unité dans les deux cas sont fructueux. Sa présence a réduit à zéro les sabotages des voies ferroviaires sur la toute nouvelle ligne Canadian Pacific Railway. En outre, entre 1885 et 1912, elle est appelée 37 fois pour réprimer des émeutes et des perturbations dans les régions de Kenora, Fort Francis et la Rivière–de-la-Pluie, y compris les conflits de frontière entre les États-Unis et le Canada en 1896 et entre l’Ontario et le Manitoba en 1908.

L’unité subit des changements de nom avant la Première Guerre mondiale, à savoir la « 3 » Company, 96th Lake Superior Regiment le 3 juillet 1905 et Kenora-Rainy River Regiment le 1er avril 1908, le poste de commandement alternant entre Kenora, Fort Francis et Rivière-de-la-Pluie, en Ontario. Pendant la Première Guerre mondiale, le régiment fait office de base de recrutement pour deux bataillons numérotés C.E.F., soit le 94e et le 141e. Ni l’un ni l’autre des bataillons ne va combattre comme unité, étant fractionnés pour fournir des remplaçants à leur arrivée en Europe, mais ils sont remarquables pour d’autres raisons. Le 94e est le seul bataillon à être démantelé par suite d’un tirage au sort entre les commandants pour décider qui a le droit de combattre en tant qu’unité; de plus, le 141e (surnommé le Bull Moose orignal mâle à cause de sa taille moyenne) est composé principalement d’Autochtones canadiens et de volontaires américains.

Après la Première Guerre mondiale, une série de réorganisations des Forces canadiennes fait naître la Kenora Light Infantry le 1er septembre 1921, avec le poste de commandement et la compagnie « A » à Kenora et la compagnie « D » à la Rivière-de-la-Pluie. Cette unité existera jusqu’au 15 décembre 1936, lorsque dans un mouvement de mobilité ascendante, le régiment est transformé et devient la 16th Battery (Howitzer) RCA, composant de la 7th Medium Brigade RCA, équipée d’obusiers de 4.5 pouces. En 1939, l’unité de milice locale devient une unité de recrutement et d’instruction, et son personnel constitue les effectifs de trois régiments de l’armée active canadienne, soit le 17e et le 24e de campagne et le 2e d’artillerie moyenne. Le 17e se distingue en Italie et dans le Nord Ouest de l’Europe, le 24e fait partie de la 7e Division qui défend la côte ouest et prendra part aux débarquements dans les îles Kiska et Aléoutiennes. Le 2e régiment d’artillerie moyenne sert pendant toute la campagne dans le Nord-Ouest de l’Europe.

La 116e batterie est autorisée le 1er avril 1946 et porte le nom de « 116th Medium Battery, RCA », par suite de l’amalgamation de la 16th (Reserve) Medium Battery, RCA et de la 209th (Reserve) Field Battery, RCA. Elle est affectée au 40th Medium Regiment, RCA. Son QGR et la 116e batterie sont basés à Kenora, la troupe « A », à Dryden et la 118e batterie, à Port Arthur. La batterie qui se trouve à Fort Francis est rattachée au 26e Régiment d’artillerie de campagne en tant que 70e batterie (AM). En 1955, une autre réorganisation a lieu, supprimant la 118e batterie le 1er janvier. La batterie se trouvant à Fort Francis, ajoutée le 25 mars de la même année, est désignée à nouveau comme la 121e batterie moyenne. En 1965, pendant la réduction massive des effectifs des Forces canadiennes, le régiment est rebaptisé 40 Field Regiment, RCA, et les sous-unités à Port Arthur, à Fort Francis et à Dryden sont dissoutes. Seule une intervention politique empêche Kenora de subir le même sort. En 1968, une autre réorganisation touche cette fois la 116e Batterie autonome de campagne, RCA, titre détenu par cette batterie jusqu’à présent. Dans les années 1960 et 70, à l’instar d’une grande partie de la milice canadienne, l’unité d’artillerie du Nord-Ouest de l’Ontario connaît des bas, mais depuis 1977, le nombre et les normes d’instructions s’améliorent régulièrement. Ainsi, elle se classe en tête du concours des batteries autonomes en 1986-1987 et en 1987-1988. Aujourd’hui, la batterie attire des gens venant d’aussi loin que Sioux Lookout, Dryden, Fort Francis et Rivière-de-la-Pluie, faisant de son effectif le plus diversifié au plan géographique même si son bassin de population est le moins nombreux de toutes les unités de la milice canadienne.


  • 116th Independant Field Battery RCA