Mise à date: May 07, 2008                                                            English Version

Cliquez ici pour l’information sur la bourse d'études en mémoire du Capt. Nichola Goddard-----------------------------------------Click here for donation information to the Captain Nichola Goddard Scholarship

Quartier général régimentaire

Historique
Unités de l’ARC
Fond Régimentaire
Musée de l’ARC
Publications de l’ARC 
Rejoindre un artillieur
La Boutique de l'ARC
Associations
Carrières
Liens web
Nécrologie
Contacter nous
Accueil
























 

Les images et graphiques figurant sur ce site web appartiennent exclusivement au Régiment Royal de l'Artillerie Canadienne et ne peuvent être reproduits sans permission.  


6e Régiment d’artillerie de campagne, 
Lévis, QE

La tradition d’une unité d’artillerie à Lévis remonte à 1862, alors que les Batteries no3 et no4 d’Artillerie de garnison (volontaire) de Lévis sont formées. L’année suivante, ces batteries sont modifiées pour devenir des compagnies d’artillerie à pied de la milice volontaire. Les compagnies de Lévis demeurent indépendantes, alors que celles de Québec sont unifiées sous un même commandement. En 1864, toutes ses compagnies sont regroupées et désignées sous le nom de Bataillon provisoire d’artillerie de garnison. Les changements n’arrêtent pas, alors que les compagnies de Lévis sont retranchées du bataillon provisoire en 1867 pour devenir les 1iere et 2ieme Batteries de Lévis.

Avec le départ des troupes britanniques en 1871 et la création des premières forces permanentes canadiennes, plusieurs membres des batteries de Lévis se joignent à ceux des batteries de Québec pour former l’une des premières unités des Forces canadiennes, la Batterie « B ». Les batteries de Lévis continuent leur entraînement alors qu’elles sont licenciées en 1878 pour créer la Batterie no1 de Lévis (volontaire). Une autre réorganisation survient en 1893 alors que la Compagnie no2 de Lévis de l’Artillerie de garnison (volontaire) est formée.

Le « 6th Quebec and Levis Regiment Canadian Garrison Artillery » est créé le 1 août 1899 suite à la réorganisation des batteries indépendantes d’artillerie de garnison de Québec et de Lévis. Le commandement est alors assumé par le lieutenant-colonel Georges S. Vien. Le Quartier Général est établi à Lévis alors que le Régiment est formé de quatre sous-unités; les batteries 1, 2, 3 et 4. Ces batteries sont formées à partir d’unités déjà existantes comme les compagnies No 1 et 2 d’Artillerie de garnison de Lévis qui deviennent respectivement les 1ere et 2e batteries d’artillerie de garnison (volontaire). Alors que la compagnie de Québec d’artillerie de garnison (volontaire) est scindée afin de former les 3e et 4e batteries d’Artillerie de garnison (volontaire). Le 6e régiment est donc composé à ce moment de quatre batteries équipées de canons de 40 livres à chargement par la bouche.

En 1911, le « 6th Quebec and Levis Regiment » est converti en unité de défense côtière. Il est alors renommé le « 6th (Quebec and Levis) Coast Regiment canadian Artillery ». Trois sous-unités composent alors le régiment soit les compagnies 1, 2 et 3 de défense côtière de la milice non-permanente, alors que les Quartiers-généraux du régiment occupent le nouveau manège militaire construit à Lévis.

Au cours de la Première Guerre mondiale, les plans de mobilisation sont totalement restructurés, de nouvelles unités sont créées afin de participer au conflit en Europe, alors que les unités existantes ne sont pas mobilisées pour le front. Cependant, le « 6th (Quebec and Levis) Regiment of Canadian Garrison Artillery » est mis en service actif en septembre 1914 pour défendre le Fleuve Saint-Laurent. Le Régiment s’installe à Beaumont au Fort de la Martinière où deux batteries de défense côtières ont été aménagées avant le conflit. Un poste d’observation est aussi installé à Saint-Jean de l’île d’Orléans. Durant l’hiver, les glaces empêchant la circulation navale, le Régiment n’est pas en service actif et peut effectuer d’autres tâches. Certains artilleurs de Lévis ont aussi la chance de s’enrôler dans la « no 6 Company Royal Canadian Garrison Artillery » qui est spécialement formée pour défendre Port Castries dans l’île de Sainte-Lucie. À la fin du conflit, le régiment retourne à la routine d’avant-guerre comme unité de milice non-permanente pour entraîner des officiers et des artilleurs dans la région.

En 1925, le régiment est équipé de pièces d’artillerie lourdes et est maintenant désigné sous le nom de « 6th (Québec et Lévis) Coast Brigade Canadian Artillery ». Les Compagnies no 1(Lévis), 2 (Lévis) et 3 (Québec), sont renommées respectivement les 57e, 58e et 59e Batteries lourdes. De plus, la 3e section d’artillerie antiaérienne est créée et rattachée à cette brigade. Durant la période 1922 à 1935, la « 6th (Quebec and Levis) Coast Brigade » se distingue durant les compétitions nationales en remportant plusieurs prix prestigieux.

Une autre réorganisation vient changer la fonction de l’unité en 1936, alors qu’elle devient la « 6th (Quebec and Levis) Medium (H)Brigade, RCA. » Les sous-unités deviennent des batteries d’artillerie de campagne. La désignation (H) dans le nom du régiment signifie Howitzer, pour indiquer le type d’armement utilisé, soit des obusiers de 6 pouces. Les « 57th Medium Battery », « 58th Medium Battery » et « 59th Medium Battery » sont donc maintenues et adoptent leur nouveau rôle, alors que la 3e section d’artillerie antiaérienne est augmentée pour devenir la « 3rd Anti aircraft Battery, RCA. » 

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, la « 6th (Quebec and Levis) Medium Brigade » n’est pas mobilisée en tant qu’organisation, mais ses sous-unités reçoivent des tâches spécifiques et plusieurs de ses membres se déploient outre-mer.

La « 57th Medium Battery » est mobilisée en novembre 1939 et réorganisée en Batterie antiaérienne. Elle participe à la défense de l’Angleterre contre les chasseurs et bombardiers allemands. En 1942, elle prend l’appellation de « 57th Light Anti Aircraft Battery (French speaking) ». Cette sous-unité est dissoute en 1944, alors que ses membres sont versés au « 4th Medium Regiment » sur le front où plusieurs autres membres de la « 6th (Quebec and Levis) Medium Brigade » servent.

La « 58th Medium Battery » est mobilisée le 29 juillet 1941 pour servir dans le « 20th Regiment, RCA » avec la « 50th Battery » de Montréal et la « 72nd Battery » de Coaticook. Le « 20th Regiment » doit être une unité francophone et s’entraîner à Valcartier, mais en 1942, il est transféré à Petawawa et devient le « 4th Medium Regiment RCA. » La 258e batterie de cette unité perpétue la tradition de la 58e batterie mobilisée à Lévis en 41. Le « 4th Medium Regiment » tire son premier obus contre l’ennemi le 13 juillet 1944 et participe ensuite aux batailles de France, de Belgique et de l’Allemagne, en soutien à la 1ere Division blindée polonaise. Le régiment se distingue durant toutes les campagnes et particulièrement les anciens membres de la « 6th (Quebec and Levis) Medium Brigade », qui reçoivent plusieurs décorations et promotions.

La « 59th Medium Battery » est réorganisée en 1939 pour devenir la « 59th Heavy Battery. » Cette dernière est mobilisée dès le 28 août 1939 et reçoit l’ordre de défendre la Ville de Québec contre toute invasion marine de l’ennemi. A cet effet, la batterie occupe comme au Premier Conflit mondial, le Fort de la Martinière. Des baraques et de nouvelles batteries permanentes sont aménagées. Durant l’hiver 1940, la batterie quitte Beaumont pour Halifax et occupe les défenses du Fort McNab. En avril, la batterie est de retour au Fort de la Martinière et élargit ses effectifs. En effet, la réalisation la plus importante de la 59e batterie durant la guerre fut l’entraînement d’officiers et d’artilleurs qui se disperseront aux quatre coins du Canada pour la défense côtière, tout en continuant la défense du Port de Québec.

La « 3rd Aircarft Battery » est mobilisée le 26 août 1939 et est réorganisée en 41 pour devenir la « 17th Air-Defense Battery » qui défend le complexe industriel et énergétique d’Arvida. En 1942, la « 12th » et « 41st anti-aircraft Batteries » se joignent à la « 17th Battery » pour former le « 24th Air Defense Regiment » commandé par le Lieutenant-colonel J.R. Samson, un ancien de la « 6th (Quebec and Levis) Medium Brigade. » En 1943, la « 17th Air Defense Battery » quitte Arvida pour aller défendre l’aéroport allié de Gander à Terre-Neuve. Il poursuit ce travail jusqu’à la fin de la guerre, en raison de l’importance stratégique de cet aéroport.

A la fin de la guerre, plusieurs unités sont démobilisées et il faut attendre le 1e avril 1946 pour que l’unité soit redésignée le « 6th Field Regiment, RCA. » Celle-ci est composée de trois sous-unités; les « 58th », « 59th » et « 80th Field Batteries. » La « 57th Medium Battery » ayant été dissoute durant la guerre, cette batterie est remplacée au sein de l’unité par la « 80th Field Battery. » Quant à la « 3rd Air Defense Battery », elle est renommée la 203e Batterie antiaérienne légère du 63e Régiment antiaérien léger. La routine de temps de paix reprend pour les artilleurs de l’unité. Le Quartier général régimentaire sera successivement Québec et Lévis.

Le 1er mai 1951, la 58e Batterie est mobilisée pour servir avec le « 79th Field Artillery Regiment. » Ce régiment est activé afin de supporter la brigade canadienne en Europe, dans le cadre des engagements pour l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Après un an de service actif, la plupart des artilleurs de la région de Lévis reviennent au pays, mais la batterie demeure avec le « 79th Field Artillery Regiment » qui sera finalement redésigné le « 3rd Royal Canadian Horse Artillery Regiment » en novembre 1953. Quelques membres originaux de la batterie de Lévis sont font toujours parti du « 3rd RCHA » lorsque cette unité est déployée en Corée en mai 1954.

Des changements majeurs surviennent en 1954, alors que le 35e Régiment antichar est amalgamé à la « 59th Field Battery » du « 6th Field Regiment. » De plus, la 132e batterie antichar est quant à elle, amalgamée à la « 80th Field Battery. » Alors que la 145e Batterie antichar est amalgamée à la « 82nd Field Battery » de Gaspé. Cette dernière est affectée au « 6th Field Regiment » comme quatrième sous-unité. Dans le même temps, la « 57th Locating Battery » de Québec est dissoute. Le chiffre de 57 étant de nouveau disponible, la 80e batterie change de nom pour reprendre la tradition de la 57e Batterie au sein du Régiment.

En 1960, le « 6th Field Regiment » change de nom pour le « 6th Field Artillery Regiment, RCA. » En 1964, la 59e batterie de campagne déménage dans le Manège militaire de Montmagny anciennement occupé par une compagnie des Fusiliers du Saint-Laurent. Cependant en 1965, la 82e Batterie de campagne de Gaspé est réduite à effectif nul.

Le 1er septembre 1970, le « 6th Field Artillery Regiment » est désigné le 6e Régiment d’artillerie de campagne (RAC) avec trois batteries soit : la 57e Batterie, la 58e Batterie et la 59e Batterie. Le Quartier Général régimentaire occupe le Manège militaire de Lévis. En 1984, à l’occasion de son 85ème anniversaire de fondation, le régiment se voit octroyer le Droit de Cité de la Ville de Lévis, par son Maire monsieur Vincent Chagnon.

Le 19 septembre 1992, la 58e Batterie change de rôle pour devenir une Batterie d’artillerie anitaérienne. Elle est alors désignée la 58e Batterie d’artillerie antiaérienne. Elle est aussi dé ménagée plus tard du Manège militaire de la Grande-Allée à la Base de Valcartier.

Plus récemment, suite à l’annonce de la restructuration de la Réserve de l’Armée de terre, ainsi qu’à la mise en place des Tableaux de dotation de la Force Terrestre (TDFT) en 1996, le Régiment doit à nouveau se réorganiser. C’est en avril 1997, que les effectifs de la 59e Batterie se joignent à la 57e Batterie qui devient l’élément de mission du 6e Régiment d’artillerie de campagne. Lors de cette réorganisation, le Quartier général de la 57e Batterie est déménagé à Montmagny afin de mieux desservir les membres de la batterie qui proviennent à la fois de Lévis et de Montmagny. Lors de cette restructure, le Régiment démontre son professionnalisme en obtenant la mention de meilleur régiment d’artillerie de campagne, lors des évaluations de 1997 et 1998, au sein du Secteur du Québec de la Force terrestre.

Le 16 mai 1999, à l’occasion de l’ouverture de ses fêtes régimentaires soulignant son 100ème anniversaire, et afin de souligner 35 années de présence à Montmagny, le 6e Régiment d’artillerie de campagne s’est vue accordé et a exercé pour la première fois, le Droit de cité dans la ville de Montmagny.

La tâche du 6e Régiment d’artillerie de campagne est de fournir une batterie d’artillerie de campagne au besoin, pour renforcer le 5e Régiment d’Artillerie légère du Canada. Le Régiment doit pour cela former sont personnel sur les habiletés de base des soldats et de l’artilleur en complétant chaque année, un recyclage des normes individuelles d’aptitudes au combat et en accomplissant plusieurs exercices de tir réels d’artillerie, généralement sur la Base de Valcartier. L’élément de mission utilise les obusiers 105mm C3 et conduit annuellement de 4 à 5 exercices de tir réel annuellement, en plus de conduire un exercice régimentaire avec les autres unités d’artillerie du secteur, de la réserve et de la composante régulière. En mai 2000, le Régiment a fourni près de 20 membres de tous grades pour servir avec le 5e RALC lors de l’exercice LION INTRÉPIDE à Gagetown et ce, pour une période de plus d’un mois.

Durant ses 100 ans d’existence, le 6e Régiment d’artillerie de campagne a fourni en grand nombre, des artilleurs pour la force permanente et les Forces canadiennes, qui se distinguèrent sur tous les fronts. Que ce soit en Europe durant les deux Guerres mondiales, au pays lors d’action d’aide au pouvoir civil comme le déploiement dans le Nord-Ouest en 1885 ou la récente tempête de verglas de 1998, en passant par différentes missions des Nations- Unies ou de l’OTAN. Durant les cinq dernières années, le Régiment a déployé plus de 60 soldats et officiers lors des opérations telles que Danaca (Israël), Récupération (verglas), Alliance (Ex-Yougoslavie)., Stable (Haïti) et tout dernièrement Palladium (Ex-Yougoslavie). Le 6e Régiment d’artillerie de campagne possède une excellente réputation au sein de l’artillerie canadienne. Ses soldats et officiers sont reconnus pour leur professionnalisme et leurs connaissances techniques.

Les armoiries du régiment, qui ont été adoptées le 5 juin 1904, sont composées des armes de la ville de Lévis, surmontées d’un casque de chevalier reposant sur un canon de garnison, entouré d’un faisceau de drapeaux anglais et fleurs-de-lisés avec pour devise les paroles prononcées par le Chevalier de Lévis sur l’île Sainte-Hélène en 1760 en référant à ses canons: LES RENDRE... JAMAIS.

Revenir