Mise à date: May 07, 2008                                                            English Version

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Coutumes et Traditions

Exercise et Ceremonie
Le Régiment royal de l'Artillerie canadienne suit, en général, toutes les règles établies en matière d'exercice et de cérémonial. Toutefois, le Régiment royal, qui a conservé des traditions uniques, revendique certaines prérogatives.
La Droite de la Ligne

Dans un rassemblement militaire de l'élément terre, l'honneur d'être placé à la droite de la ligne revient aux unités de la "Royal Canadian Horse Artillery", lorsque celles-ci se présentent au rassemblement avec leurs pièces d'artillerie. Il y a exception lorsque les élèves-officiers des colleges militaires du Canada font partie du même rassemblement et qu'ils constituent une unité ou un détachement représentant leur collège, ces derniers ont alors la préséance. Les unités de l'ARC sont placées à la gauche des unités du Corps blindé royal canadien. 

Formée à Québec, en 1750, la compagnie d'artillerie des Troupes de la Marine était considérée comme un corps d'élite et occupait dans les rassemblements la place d'honneur à la droite de la ligne. C'est à peu près à cette époque que la "Royal Artillery" se vit accorder officiellement le même honneur.

On ne sait toujours pas en quelle année exactement la "Royal Artillery" se fit attribuer sa place à la droite de la ligne, mais il est fort probable que cela se soit produit dans les Flandres, entre 1742 et 1748. Quoi qu'il en soit, des écrits attestent qu'en 1742, dans un camp établi à Lexden Heath, près de Colchester, "l'Artillerie, de sa propre autorité, se déplaça de la gauche à la droite du camp, ce qui se trouvait être sa place habituelle."

En 1756, le litige fut porté à l'attention des autorités officielles à la suite d'une plainte déposée par le capitaine Pattison, dont la compagnie d'artillerie s'était vu refuser sa place habituelle à la droite à l'occasion d'un rassemblement où elle devait assister à l'exécution d'un déserteur. Le capitaine fondait ses revendications sur la coutume en usage dans les Flandres. Sa réclamation fut confirmée dans une lettre officielle qui se terminait ainsi:

"Le duc de Cumberland ordonne au colonel Bedford d'écrire au capitaine Pattison pour l'informer que Son Altesse Royale commande que l'Artillerie soit placée à la droite de tous les fantassins  de même que des dragons à pied dans tous les rassemblements, et d'en aviser le général Bland".

En 1773, à Gibraltar, le commandant de la "Royal Artillery" s'éleva contre la décision du gouverneur de modifier l'ordre de préséance reconnu à l'occasion de l'inspection de la garde. Ses protestations furent soumises à Sa Majesté, qui donna raison aux artilleurs. La coutume fut confirmée de nouveau en 1787, lorsqu'on se demanda si la "Royal Irish Artillery" devait être placée à la droite ou à la gauche des "Royal Military Artificers", qui suivaient immédiatement la "Royal Artillery" dans l'ordre de préséance. La réponse donnée fut la suivante: "Anglaise ou irlandaise, l'Artillerie royale doit être placée à la droite, sans exception."

Depuis ses tous débuts, la "Royal Horse Artillery" a eu préséance même sur les unités de cavalerie (y compris la "Household Cavalry"). Cette préséance fut confirmée en 1804 mais modifiée par la reine Victoria en 1868 de manière à ce que la "Royal Horse Artillery", lorsqu'elle se présentait au rassemblement avec ses pièces d'artillerie, eût préséance sur la "Household Cavalry", qui autrement était placée à la droite de la ligne avec la Garde personnelle de la Souveraine.

Salves d'Honneur

Lorsqu'on tire une salve d'honneur pendant un salut royal ou général, ce salut doit se dérouler de la façon normale, quelle que soit la durée de la salve d'honneur.

La pratique courante au sein du Régiment royal est de commencer à tirer les salves d'honneur à un moment précis de l'arrivée du dignitaire, par exemple au dernier mouvement du commandement "Présentez arme".

La troupe affectée à la salve d'honneur doit compter quatre pièces d'artillerie et être placé sous les ordres d'un commandant et d'un officier chargé du tir. Pour manoeuvrer les pièces, on aura recours à l'école de pièce agenouillée. La batterie doit être déployée, si possible, en un endroit proéminent et être inspectée par l'officier passant les troupes en revue.

Ceremonies Nuptiales

Dans les circonstances, les époux et les invités peuvent porter 1' uniforme militaire. La tenue de service (1, IA ou 3) est alors celle qui convient. Les invités peuvent également porter l'épée à l'église. La tenue de mess ne convient pas aux mariages, quelque soit le moment de la journée; toutefois, on peut la porter aux réceptions de noces données en soirée.

La tradition veut qu'au mariage d'un militaire un groupe de ses compagnons d'armes forment une voûte de leurs sabres sous laquelle le cortège nuptial, en uniforme ou en tenue civile, s'engagera. Six ou huit officiers, dont l'un est chargé de commander le groupe, se placent face à face, en deux rangs égaux, de chaque côté de la sortie de l'église ou de la chapelle, sabres au clair. Au commandement "Formez voûte", ils amènent le sabre à la position "Replacez l'arme" puis, après une pause réglementaire, allongent le bras droit jusqu'à sa pleine extension en l'élevant à un angle de 45 degrés. En même temps, ils tournent le poignet dans le sens contraire des aiguilles d'une montre de façon à ce que le faux tranchant du sabre se trouve finalement orienté vers le bas et le tranchant ainsi que la garde, vers le haut. Après le passage du cortège nuptial, on répète ces mouvements dans l'ordre inverse, au commandement "Garde à vous".

La tradition veut également que les nouveaux mariés, après être passés sous la voûte de sabres, montent sur l'avant-train d'un canon de 25 livres pour se rendre de l'église à la salle de réception.

La réception de noces se déroule de la façon habituelle. Notons, cependant, que les nouveaux époux peuvent utiliser le sabre du marié, ou, qui sait, celui d'un père ou d'un grand-père, pour couper le gâteau de noces.

Funerailles Militaires

Deux coutumes courantes concernant les funérailles prennent leurs origines de ces débuts mystiques, le cheval sans cavalier et l'utilisation d'une prolonge de canon comme corbillard.

Un cheval noir, sellé mais avec les bottes à éperons renversées dans les étriers symbolise le soldat qui ne se rendra plus au champs de bataille. Étant un corps monté, c'est une coutume appropriée pour des funérailles d' artillerie.

Il y a longtemps qu'on utilise, dans les cortèges funèbres, des prolonges d'artillerie dotées d'une plate-forme spéciale pour transporter le cercueil. Le caisson est facultatif et la prolonge peut être tirée par des hommes, un cheval ou un véhicule. 

Le canon de 25 livres et le 105 mm Cl sont les pièces d'artillerie qui se prêtent le mieux à cet usage en raison de leur excellente stabilité et de leur hauteur. 

Dans le cortège funèbre, les porteurs marchent de chaque côté de la prolonge d'artillerie. 

L'utilisation d'une prolonge en guise de fourgon mortuaire n'est pas un usage réservé aux artilleurs mais bien une pratique courante dans le cas d'obsèques militaires.

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