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Le
Chiffre Royale |
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En
Grande-Bretagne, la marque de fonderie était, à l'origine, gravée sur
les canons, indiquant ainsi le nom de la fonderie privée qui les avait
fabriqués. Les Français quant à eux gravaient habituellement les
armoiries du monarque régnant sur leurs canons. Comme la Manufacture
royale d'armements (Royal Ordnance Factory), dont
la marque était le Chiffre royal, fut chargée de fabriquer la plupart
des pièces d'artillerie de la Grande-Bretagne, il devint l'usage de
graver
le Chiffre royal sur tous les canons.
Lorsque
la reine Victoria conféra, en 1893, le titre "royal" à
l'Artillerie canadienne, cette dernière eut le droit de graver sur le matériel
d'artillerie le Chiffre impérial VRI surmonté de la Couronne royale.
Aujourd'hui, pour perpétuer cet honneur, le Chiffre royal du monarque régnant
est grave sur chaque pièce d'artillerie. |
| Les
Armoiries du Regiment Royale l'Artillerie Canadienne |
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Les
artilleurs canadiens adoptèrent 1' "Accomplissement complet de l'Écusson"
tel quel et à partir de 1855, il fut utilisé comme plaque de casque et sur
les sabretaches et les porte-cartouchières en bandoulière. Le mot
"Canada" remplaça la devise "UBIQUE".
Les
armoiries du Régiment royal sont à l'origine des insignes de grade
traditionnellement portés par les adjudants-chefs et les maîtres-canonniers.
Les Armoiries royales furent d'abord utilisées sur le brassard de tous
les adjudants de la classe I en 1915. Depuis
1945, on utilise les armoiries du Canada et elles sont encore portées de
nos jours par les
adjudants-chefs.
Le canon a fait parti de l'insigne de
tous les maîtres-canonniers depuis 1864. De 1915 à 1945 les
Armoiries royales étaient portées au-dessus du canon. Au Canada, depuis
1945, l'insigne avec le canon seul (toujours en pointant vers
l'avant) est l'insigne des maîtres-canonniers. Depuis 1864, le canon
orne l'insigne de tous les maîtres-canonniers.
De 1915 1945, les Armoiries royales figuraient au-dessus du canon.
Depuis 1945, l'insigne des maîtres-canonniers canadiens est constitué
uniquement d'un canon (toujours pointé vers l'avant).
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Insignes |
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Lorsqu'on
simplifia les uniformes afin de s'adapter aux exigences de la guerre
moderne, il devint évident quc "l'Accomplissement complet de l'Écusson"
était trop grand. Dès l'introduction du képi à visière en 1907, on
commença a adopter des versions simplifiées de "l'Accomplissement
complet de l'Écusson" pour usage courant. En 1926, le mot
"Canada" fut remplacé par la devise "UBIQUE" sur
l'insigne de l'ARC.
L'insigne
de l'ARC et l'écusson du RCHA actuels sont donc représentatifs des
armoiries du Régiment royal de l'Artillerie canadienne. |
| L'ecusson
de l'ARC |
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L'écusson
de l'ARC sert a la fois d'insigne de coiffure et d'emblème. |
| L'ecusson
de la RCHA |
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Cet
écusson est réservé aux unités et aux associations de la RCHA comme crête.
L'écusson et la devise de la RCHA "Honi soit qui mal y pense"
tirent leur origine de l'Ordre de la Jarretière qui date de 1348. La
couleur de fond, y compris le centre de la forme et la couleur de l'écusson
de la RCHA ont été approuvées par le colonel commandant le 22 février
1961.
Cet écusson peut figurer sur les drapeaux, les plaques, la papeterie,
l'argenterie et les décalques des unités de la RCHA. Lorsqu'il est utilisé
en même temps que l'insigne de l'ARC, ce dernier a la préséance.
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La
Grenade |
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La
grenade fait partie de l'héritage commun de tous ceux qui travaillent avec
les explosifs et les pièces pyrotechniques - artilleurs, sapeurs,
grenadiers et fusiliers.
Le mot grenade est tiré de l'ancien français "pomme grenate" ou
"pommegrenate" . Le rapport avec la pommegrenate est rappelé par
l'appendice en forme d'orifice d'où jaillit la flamme.
La grenade a d'abord été portée par les artilleurs aux alentours de 1855
à la fois comme insigne de col et comme insigne de coiffure sur le calot de
couleur.
En 1907, une grenade modifiée fut adoptée, représentant une flamme plus
stylisée et le mot "Canada" inscrit sur un listel placé au-dessous.
À cette époque, il était d'usage de représenter la grenade de
l'Artillerie avec sept flammes.
Lors de l'adoption par le Régiment royal de l'Artillerie canadienne
de la devise "Ubique" en 1926, celle-ci remplaça le mot
"Canada" sur le listel en-dessous de
la grenade.
Même
si ses dimensions et la matière dont elle est fabriquée ont quelque peu
changé, la grenade orne encore de nos jours le col des membres du Régiment
royal de l'Artillerie canadienne.
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Drapeaux |
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Selon
la tradition, les canons du Régiment royal de l'Artillerie canadienne lui
font office de drapeau. Au même titre que les guidons ou les drapeaux des régiments
blindés et l'infanterie, ils reflètent la fierté et l'identité du régiment.
L'utilisation des canons pour représenter les couleurs de l'artillerie tire
son
origine de la coutume britannique voulant que la plus grosse pièce d'un
train d'artillerie constitue "le canon du drapeau";
L'utilisation du canon comme drapeau remonte à aussi loin que 1722. Après
cette période, les canons eux-mêmes en sont venus à être considérés
comme le drapeau de l'Artillerie étant donné que les artilleurs au combat
se rallient à leurs canons tout comme les régiments de cavalerie et
d'infanterie se rallient à leur drapeau.
L'adoption des roquettes et des missiles a quelque peu modifié la nature du
matériel d'artillerie. Par conséquent a le terme "canons" désigne
aujourd'hui tous les systèmes d'armes de l'Artillerie, à l'exception des armes portatives, utilisées pour infliger des
dommages ou des pertes à l'ennemi.
Les troupes qui défilent ne rendent pas les honneurs aux canons au cours
des défilés motorisés et autres défilés.
Dans l'artillerie, il n'existe pas d'équivalent à la cérémonie de parade
des drapeaux.
Notons qu'au cours d'un défilé motorisé ou de déplacements similaires
lors de parades ou cérémonies officielles les spectateurs doivent rendre
les honneurs aux canons, puisqu'ils font fonction de drapeau.
De
nos jours, il est parfois impossible de rendre aux canons les honneurs dus
au drapeau en dehors des cérémonies officielles; toutefois, il importe de
les traiter avec tout le respect et les honneurs qui leur reviennent. Il est
inadmissible de fumer sur les canons ou à proximité de ceux-ci, de
s'asseoir ou de s'appuyer sur eux, de les décorer pour les événements
mondains et de les laisser sans protection.
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